Une montre, un porte-clefs ou un livre de poche qui dialoguent directement avec Internet... Des objets qui communiquent entre eux et qui peuvent déclencher l'envoi d'un mail ou l'affichage d'une page Web... Ce n'est plus de la science fiction. C'est ce que l'on peut découvrir à partir d'aujourd'hui au salon Cartes à Paris Nord Villepinte.

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Chronique Nouveau Monde
Jérôme Colombain
   4 novembre 2008

Un salon qui fait la part belle cette année aux puces RFID. Minuscules petites étiquettes électroniques, les puces RFID seront bientôt intégrées à nos objets quotidiens. Pour l'instant, elles servent pas encore à grand-chose mais elles sont pleines de promesses et font déjà rêver les industriels. C'est ce que l'on appelle « l'Internet des objets ».

Exemple : un système de paiement intégré au téléphone mobile dont on parle pas mal de temps. Techniquement, cela fonctionne mais cela bute encore sur des difficultés commerciales de mise en œuvre.

Cependant, qui dit RFID dit aussitôt problématique de sécurité. Aux Etats-Unis, des chercheurs américains viennent de montrer qu'il est possible de pirater à distance les passeports électroniques américains ! La faille viendrait de puces RFID bas de gamme qui auraient été utilisés pour fabriquer les passeports.

Pour les bricoleurs qui voudraient découvrir les RFID et peut-être inventer les services de demain qui vont nous changer la vie, un kit de puces sans contact est désormais en vente. Baptisé Mir:or et disponible pour une cinquantaine d'Euros, ce kit se compose d'un lecteur RFID à brancher sur le port USB de votre ordinateur et d'étiquettes autocollantes à placer sur les objets de votre choix. Ainsi, il devient possible de bricoler des choses aussi fantastiques que, par exemple, un parapluie qui lance automatiquement le site de la météo lorsque vous l'approchez de l'ordinateur ! Mir:or est proposé par l'entreprise française Violet à laquelle on doit déjà le lapin communicant Nabaztag. Violet qui reconnaît que l'on n'est encore qu'à la « préhistoire » des RFID mais qui croit dur comme fer à « l'Internet des objets ».