Internet bouleverse les médias traditionnels et notamment la télévision. Mais le plus étonnant, c?est que la révolution en cours n?est pas celle que l?on attendait?
<div align="center">En collaboration avec notre partenaire :</div> <div align="center"><a href="http://http://www.radiofrance.fr/chaines/info2000/chroniques/monde/presentation.php" target="_blank"><img src="http://www.iptsos.com/pub/logo_france_info.jpg" width="130" height="51" border="0"></a></div> <div align="center"><b>Chronique Nouveau Monde</b></div> <div align="center"><b>Jérôme Colombain</b></div><div align="center">19 octobre 2006</div>
Aujourd?hui, avec les YouTube, Daily Motion et autre MySpace, bref tous ces sites qui permettent aux internautes de partager des vidéos, et aussi avec des logiciels qui servent à recevoir la télé sur son ordinateur via Internet, on assiste à un morcellement et à une décentralisation de l?offre de télévision.
Une chaîne n?est plus maître de sa grille de programmes. D?abord, elle diffuse elle-même sur Internet ses émissions par « petits morceaux » comme les JT, des reportages ou des fictions. Mais surtout les internautes se chargent d?aller piocher eux-mêmes dans les programmes en diffusent à leur tour ce qui les intéresse. Y compris des programmes anciens parfois même sortis de leur contexte. C?est ainsi qu?un extrait d?une interview du sociologue Pierre Bourdieu, décédé il y a 4 ans, à propos de Ségolène Royal s?est retrouvé en libre circulation sur le Net.
On peut ajouter à cela les services commerciaux de vidéo à la demande qui font éclater encore un peu plus l?univers de la petite lucarne. Sans oublier les artistes qui diffusent eux-mêmes des clips ? musicaux, ou humoristiques, par exemple - sans passer par une chaîne de télé.
Ceux qui n?étaient jadis que spectateurs deviennent aujourd?hui diffuseurs ou même carrément producteurs.
Du coup, ce phénomène donne naissance à un nouveau métier : celui d?hébergeur de vidéos sur Internet avec un marché que l?on estime à 2 milliards de dollars d?ici 5 ans.
Face à cette apparente anarchie, les pouvoirs publics tentent de réagir. Il est question notamment de modifier la directive européenne « Télévision sans Frontières » qui date de 1989. L?idée serait d?englober la diffusion sur le Net et sur les téléphones mobiles afin d?instaurer une forme de contrôle.
En attendant, à l?approche de l?élection présidentielle française, on imagine ce que cette ouverture des « vannes vidéos » risque de donner un visage inattendu à la campagne électorale. [UrlNews]http://www.informatiquepourtous.com/services/news/news.php?id=5269[/UrlNews]